Voeux de la section:
29 janvier 2009 par larmor-plageJe vous remercie tous de votre présence, et je remercie plus particulièrement Gwendal Rouillard, Olivier Le Lamer, Stéphane Le Guennec, Tugdual Gauter, et David Jan mon prédécesseur ancien responsable de cette section.
Je remercie aussi ceux qui n’ont pas pu nous rejoindre du fait d’obligations extérieures et qui se sont excusé : Françoise Olivier-Coupeau, Loïc Le Meur , Norbert Métairie, Alain Madore et Jean Droual.
Nous avons aujourd’hui la tristesse d’avoir perdu un de nos camarades. C’est donc à lui et à sa famille que se tournent prioritairement, et en cet instant mes pensées.
Michel était un homme de conviction, quelqu’un de généreux et de sincère, toujours présent pour défendre nos valeurs. Comme médecin, comme conseiller municipal chargé des personnes âgées, ses actions ont toutes été menées avec le souci d’apporter une aide efficace à ses concitoyens.
Je voudrais faire un bref bilan des deniers mois passés, évoquer la situation de crise que nous connaissons, et vous faire part de nos perspectives.
Nous vivons dans un temps du mouvement, initié par une hyper médiatisation.
Mr Sarkozy s’est approprié ce temps en le transformant en une course effrénée.
Cependant lorsque nous nous retournons pour voir le chemin accompli, nous n’observons que des reculs, des brouillons de mesures, des propositions non abouties, des dossiers préparés à la va vite qui disparaissent une fois les feux médiatiques éteints.
Mr Sarkozy et son gouvernement ont ainsi à leurs actifs des gesticulations qui sont soit défavorables à la majorité d’entre nous, soit inefficaces.
Je citerai à titre d’exemple les dossiers sur le fichier Edwige, sur le Grenelle de l’environnement, sur le plan Lycée, sur la cohorte des suppressions de postes à l’éducation nationale, sur le travail du dimanche, sur le plan banlieues, sur le logement, sur les franchises médicales, sur la gestion de nos hôpitaux,….
Et sur le plan local, que constatons nous ?
Bien évidemment des dossiers avancent, souvent initiés par aussi l’apport du conseil général.
Bien entendu la protection de la digue de la Nourriguel est positive et la persévérance face aux septiques a, à priori, payée.
La mise en place d’une aide proportionnelle aux revenus dans le cadre des subventions accordées pour la pratique des activités extra scolaires semble aussi désormais acquise.
Nous pouvons nous féliciter, à cette occasion, que l’insistance et la persévérance de Laurence aient finalement porté ses fruits.
Mais par ailleurs c’est ici toujours la même politique qui se poursuit sans concertation, sans consultations.
On a oublié les promesses de participation maximale des larmoriens. Sont oubliés également les promesses d’appel aux énergies renouvelables, celui de l’établissement d’une épicerie solidaire.
Les élus de l’opposition ne peuvent plus désormais s’exprimer dans le bulletin municipal, qu’une fois sur deux.
Nôtre budget municipal n’est plus sous contrôle depuis longtemps et accumule rattrapage et reports. C’est sur les générations futures que se reporte ainsi la charge des coûts engagés.
Dans ces conditions, la tâche de nos élus de l’opposition est bien difficile. Nous avons à les soutenir. Ici et au conseil municipal nous serons à leur coté.
Une autre tâche qui à des degrés divers est difficile pour la majorité d’entre nous est celle de faire face à la crise que nous connaissons.
Cette crise nous le savons n’est pas qu’une crise financière. Elle ne date pas de cet été, et ses racines se nourrissent d’un système libéral qu’après l’avoir adulé, la droite se plait désormais à reconsidérer, voir à renier.
Cette crise est aussi une crise économique profonde et malheureusement sans doute durable.
Elle est liée aux déséquilibres sociaux qui concernent la planète.
C’est une crise également de disponibilité des ressources, qui s’accompagne d’une crise écologique.
Les faibles d’atouts, que nous possédions encore, sont désormais dilapidés définitivement par la politique inconséquente de Mr Sarkozy. Nous payons au prix fort les erreurs commises.
Nous savons que nul n’est à l’abri des conséquences de cette situation. Chacun le sent, l’inquiétude et la colère progressent. Progressent également les situations de détresse rencontrées par les plus démunies.
Pas loin d’ici des gens vivent à l’année en camping. Pas loin d’ici des gens attendent le soir des soupes distribuées lors des maraudes.
Face à cette situation Mme Lagarde, (Mme tout va bien), Mr Sarkozy, n’apportent pas les réponses adéquates et à la mesure de l’ampleur de cette crise.
Nous différons ainsi de ce qui se fait ailleurs chez nos voisins européens et aux Etats-Unis.
Parce ce que nous déplorons l’inefficacité des mesures prises, les distributions financières sans garanties de résultat accordées aux banques, parce que notre parti est aussi responsable et force de proposition ; un contre plan a été élaboré.
Ce plan n’est pas celui d’un effet d’annonce, mais un réel plan élaboré sérieusement suite à un important travail de consultation et de concertation.
Et n’en déplaise à certains, ce plan est une réponse efficace à la crise.
Car face à une droite dont les résultats démontrent qu’elle ne sait pas répondre à la situation, nous apportons la preuve que nous sommes à même de proposer des solutions élaborées, pragmatiques et efficaces.
Et c’est ce que les français attendent de nous : savoir travailler ensemble pour les protéger, répondre aux détresses de certains, élaborer des plans pour tout simplement mieux vivre.
Un autre élément gage d’efficacité au service de nos concitoyens, est celui des propositions élaborées par les partis socialistes européens : le Manifesto.
L’Europe doit être le moteur d’un renouveau qui met les processus économiques et sociaux devant ceux de la finance. Si l’élection de Barack Obama suscite un formidable espoir, elle ne doit pas cacher que c’est à nous de nous prendre en charge. Car personne d’autre que nous même n’apportera les solutions pour faire face à la crise ici et en Europe.
L’implication et l’unité des socialistes et démocrates européens sont donc une source d’espoir pour tous.
Les lourds nuages qui s’accumulent, doivent être pour nous une exigence d’unité et d’efficacité. . Les français attendent de nous un espoir face aux errements et souffrances infligées. Il ne faut pas baisser les bras, car c’est aussi des perspectives de construction d’un avenir différent qui s’annoncent.
Localement, nous allons ainsi travailler avec la section de Ploemeur, afin de nous enrichir mutuellement de nos expériences.
A l’exemple de nos députés, de nos sénateurs qui se battent jours après jours pour ne pas faire reculer la démocratie, nous devons aussi continuer d’être revendicatif face aux mauvais coups qui s’annoncent. J’appelle en ce sens à vous mobiliser nombreux et faire mobiliser pour participer au défilé de jeudi prochain.
Celui qui se met sur la pointe des pieds n’est pas fait pour durer.
Je vous souhaite, je nous souhaite donc tous une année 2009 revendicatrice, unitaire cohérente
et utile aux français.
Jean-Louis Milès







